Rentrée télé: les émissions québécoises à ne pas manquer cet automne!

Évidemment, on adore l’automne pour plusieurs bonnes raisons. Parmi celles-ci, il y a l’arrivée de nos émissions favorites, bien sûr! Au Québec, on a la chance d’avoir énormément de talents et ça se voit définitivement dans le monde de la télé d’ici.

Chaque année, je suis toujours aussi excitée par l’arrivée de la nouvelle saison de mon émission préférée ou de la téléréalité québécoise qu’on adore tous! Eh oui, il y a quelque chose de réconfortant avec la rentrée télé!

Pour que tu sois prêt et tu ne manques rien du tout, on te fait un petit résumé des émissions qui sont de retour pour une nouvelle saison cet automne!


Sur les ondes de Radio-Canada

5 chefs dans ma cuisine : Du lundi au vendredi, dès le lundi 12 septembre à 11h30

Discussions avec mes parents, Saison 5 : Dès le lundi 12 septembre à 19h30

Pour toi Flora : Dès le mardi 13 septembre à 20h00

C’est comme ça que je t’aime, Saison 2 : Dès le mercredi 14 septembre à 21h00

Infoman, Saison 23 : Dès le jeudi 15 septembre à 19h30

Galas ComediHa! 2022 : Dès le vendredi 16 septembre à 21h00

Le débat des chefs : Le jeudi 22 septembre à 20h00

Tout le monde en parle : Dès le dimanche 25 septembre à 20h00

La soirée électorale : Le lundi 3 octobre (heure à confirmer)


Sur les ondes de Noovo

Occupation Double Martinique : Dès le dimanche 11 septembre à 18h30

Ça c’est drôle, Saison 3 : Dès le lundi 12 septembre à 19h00

Club Soly, Saison 2 : Dès le lundi 12 septembre à 19h30

Entre deux draps, Saison 3 : Dès le mercredi 14 septembre à 19h30

Chouchou : Dès le mercredi 14 septembre à 20h00

Pour toujours, plus un jour, Saison 2 : Dès le jeudi 15 septembre à 19h30

Le maître du jeu : Dès le jeudi 15 septembre à 20h00

RPM, Saison 24 : Dès le dimanche 18 septembre à 10h00


Sur les ondes de TVA

La tour, Saison 3 : Du lundi au jeudi, dès le 12 septembre à 19h30

L’Echappée, Saison 7 : Dès le lundi 12 septembre à 20h00

Alertes, Saison 2 : Dès le lundi 12 septembre à 21h00

Anna et Arnaud : Dès le mardi 13 septembre à 20h00

Les moments parfaits, Saison 2 : Dès le mercredi 14 septembre à 20h00

Le monde à l’envers : Dès le vendredi 16 septembre à 20h00

Chanteurs masqués, Saison 2 : Dès le dimanche 18 septembre à 18h30

Révolution, Saison 4 : Dès le dimanche 18 septembre à 19h30


Sur les ondes de Télé-Québec

Moi, j’mange, Saison 4 : Dès le mardi 6 septembre à 19h30

Dans les médias, Saison 6 : Dès le mercredi 7 septembre à 21h00

L’indice Mc$ween, Saison 6 : Dès le jeudi 8 septembre à 19h30

Encore plus Génial!, Saison 12 : Dès le vendredi 9 septembre à 18h00

À boire et à manger : Dès le vendredi 9 septembre à 20h00

Deux hommes en or et Rosalie, Saison 10 : Dès le vendredi 9 septembre à 21h00

Cette année-là, Saison 5 : Dès le samedi 10 septembre à 20h00

Climat déréglé, santé en danger, Documentaire : Le mercredi 28 septembre à 20h00

Le Cinéma sous les étoiles est de retour cet été à Montréal!

S’il y a bien une chose que j’adore de l’été, c’est évidemment le beau temps, la chaleur et l’énergie que ça me procure. Mais d’un autre côté, je suis une grande fan des soirées d’été relaxes qui finissent devant un bon film et une bière froide à la main. La température des mois chauds montréalais me donne envie de passer le plus de temps possible à l’extérieur; je veux en profiter au max!

C’est pourquoi après une grosse journée à la plage avec les copinos, j’aime bien profiter de nos beaux parcs montréalais et des installations de cinéma en plein air. Non seulement c’est gratuit, mais tu peux apporter ton lunch, tes consommations et même ton chien… Eh oui! Moi qui est une amoureuse des chiens, je dirais que c’est un combo parfait; film + bouffe + alcool + pitou, quoi rêver de mieux ?


Le retour de Cinéma sous les étoiles

Le Cinéma sous les étoiles de Funambules Médias est de retour pour la nouvelle saison du 29 juin au 9 septembre prochain! Cet événement local de cinéma en plein air s’est donné la mission de mettre en valeur le cinéma documentaire qui traite d’enjeux sociaux et politiques d’actualité. Le projet qui a vu le jour en 2010 est aujourd’hui LE plus gros événement de cinéma plein air du Québec. Et la beauté de tout ça, c’est que toutes les projections se déroulent dans les quartiers montréalais et c’est totalement gratuit.

En plus, à la fin de chaque représentation, tu as aussi la chance d’assister à des discussions avec des cinéastes ou des spécialistes qui échangent sur les thèmes abordés dans les films. « Plus que de simples projections, notre plateforme se veut un espace de découvertes, de réflexions et d’échanges sur les enjeux de l’heure qui touchent notre société. »


Les citoyens sous les projecteurs

C’est en se réappropriant les espaces urbains que le Cinéma sous les étoiles permettent « une démocratisation essentielle de la parole citoyenne. » Je ne suis certainement pas la seule qui finit toujours un film avec un paquet de questions en tête et l’envie urgente d’en parler et d’échanger sur le dénouement. Si toi aussi tu es comme ça, tu ne peux donc pas manquer ça dès le 29 juin!

La question maintenant, c’est où est-ce qu’on va pouvoir profiter de ces événements? La réponse est simple, dans nos beaux parcs montréalais.


Voici d’ailleurs quelques endroits où tu pourras regarder de bons films documentaires cet été.

Parc des Faubourgs – Quartier Ville-Marie

Situé sur la rue Dorion et Ontario juste à côté de l’entrée du pont Jacques-Cartier, le Parc des Faubourgs offre un énorme terrain et il est situé en plein coeur de la ville. L’endroit est facilement accessible par la station de métro Papineau.


Parc Molson – Rosemont-La-Petite-Patrie

En plein coeur du quartier Rosemont, le fameux Parc Molson est un peu emblématique pour ma part. Je me souviens d’avoir trouvé des vieilles photos de moi quand j’avais trois ans et j’étais exactement là, au Parc Molson. Étonnement, ça n’a pas tellement changé depuis les années 1990, c’est toujours aussi beau! Le parc situé sur la rue Beaubien et Iberville accueillera le Cinéma sous les étoiles encore une fois cet été.


Parc Laurier – Plateau-Mont-Royal

Situé dans le quartier du Plateau sur l’Avenue Laurier, le Parc offre non seulement un grand terrain de baseball et une piscine pour les temps chauds, mais tu pourras aussi écouter les meilleurs films documentaires directement dans ton parc de quartier avec tes meilleurs amis. On a hâte !

Square Dézéry – Hochelaga-Maisonneuve

Situé sur la rue Sainte-Catherine dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, le Square Dézéry fait partie des nombreux parcs qui présenteront des films documentaires d’ici et d’ailleurs. Prenant place sur une rue passante, l’endroit offre un terrain verdoyant directement dans l’espace urbain. Tout est là pour profiter d’une fin de soirée d’été parfaite!

En tout cas, je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai vraiment hâte de regarder de bons films au coucher du soleil. En attendant, si tu veux connaître la programmation et tous les emplacements du Cinéma sous les étoiles, c’est juste ici!

Les débuts de Rosalie Bonenfant au grand écran: Entrevue avec celle-ci et la réalisatrice Renée Beaulieu

On connait bien Rosalie pour son travail à la télévision; la jeune comédienne tient des rôles dans des séries comme Les Parent et 30 vies, avant de se tourner vers l’animation dans le magazine culturel C’est quoi l’trip? et plus récemment, à Deux hommes en or. Elle tient le rôle titre dans le film Inès, de Renée Beaulieu, qui sort en cinémas le 6 mai. Pour Renée, qui a également réalisé Le garagiste et Les salopes ou le sucre naturel de la peau, c’est un retour à des thèmes qui lui tiennent à coeur, dont les enjeux de la santé mentale et de la sexualité féminine.


Inès suit la jeune femme éponyme (Rosalie Bonenfant) alors qu’elle va fêter ses 20 ans. Sa mère Claudelle (Noémie Godin-Vigneau) est incapacitée suite à un événement lorsqu’Inès n’avait que 10 ans (Inès la surnomme une aubergine), et c’est son père Christian (Roy Dupuis) qui prends la relève. La relation entre Inès et Christian est tendue, et Inès tente tant bien que mal à passer de l’adolescence à l’âge adulte. Elle profite de l’occasion de garder le chien de sa collègue et nouvelle amie Kate (Nikki Bohm) pour déménager et cheminer vers sa vie d’adulte ; s’ensuit une descente aux enfers pour la jeune femme perturbée, qui perds ses repères et cherche son identité à travers les drogues et le sexe.

Renée Beaulieu dirige le tout d’une main de maître. On explore les états d’âme d’Inès surtout à travers les regards plutôt que les dialogues, ainsi qu’avec des images percutantes qui agissent comme symboles et motifs pour illustrer comment la jeune femme se sent. La caméra à l’épaule nous permet de se sentir très proche d’Inès et de l’action, ce qui gonfle d’autant plus le potentiel touchant et choquant de certaines scènes. Rosalie Bonenfant livre une performance hantée en tant qu’Inès : son visage anguleux et ses grands yeux nous absorbent dans la souffrance du personnage. Elle est bien entourée avec la présence stoïque de Roy Dupuis dans le rôle du père distant et imposant.

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec la réalisatrice, ainsi que la jeune comédienne, après avoir vu le film en visionnement de presse.


BE MTL : Quelle a été l’inspiration derrière Inès? Elle vient d’où, cette histoire-là?
Renée : Ça vient de gens assez proches qui ont vécu, pas tous en même temps bien sûr, mais qui ont vécu des troubles de santé mentale assez prononcés et qui ont explosés, au point de devenir adulte. La maladie mentale est une thématique qui m’interpelle de plus en plus, je dirais. Je suis plutôt intellectuelle dans la vie, et, c’est ça que j’aime dans mes films, je ne le suis pas, ce n’est pas ça qui m’anime. Ça s’appelait Nuit, au départ, et j’avais le goût de raconter une descente aux enfers. J’étais pressée de raconter ça.

La relation entre Inès et Christian est assez intense. Dans le dossier de presse, le rôle de Roy Dupuis est décrit comme imposant : le père a du pouvoir sur sa fille. Je l’ai perçu différemment, comme si Inès veut incarner quelque chose dans la vie de son père et prendre sa place. Comment la vois-tu, cette relation-là?
Je vois une relation qui évolue dans le temps. La perte de la mère est quand même quelque chose d’important : tu ne peux pas faire de deuil, car elle continue d’être là, même si elle n’est pas vraiment là. C’est difficile pour les deux. Elle est restée à 10 ans, en attente de sa mère, et veut se faire bercer par son père. Elle est en perte de repères, elle est en train de devenir adulte, la sexualité se mêle là-dedans. Et lui, il est très charismatique, c’est son repère, elle n’a pas d’autre chose que ça, et elle a des problèmes d’identité. Pour moi, le père, il est charismatique, il a une façon de voir la vie qui n’est pas commune, et ce n’est pas un père attentionné ou père poule, mais c’est un parent présent. La relation doit se transformer, parce qu’elle ne peut plus continuer à dormir dans son lit. Elle doit entrer dans l’âge adulte et elle souffre de problèmes de santé mentale, et la toxicomanie entre là-dedans. L’attirance dans tout ça, les deux le sentent, et c’est normal pour moi : ça fait partie de nous de façon animale, mais personne ne transgresse de ligne, et il y a beaucoup d’amour. Ces eaux troubles-là, ça me plaisait et c’était là où je voulais aller. 

Comment s’est passée la collaboration avec Rosalie? C’est son premier long-métrage.
Ça a été magnifique. Du moment où elle est entrée dans la salle d’audition, elle a été vraiment irrésistible. Puis on a eu une super relation avant d’embarquer dans le film. Je lui avais dit de regarder Les salopes, parce qu’elle devait être prête à aller jusque là dans sa capacité d’abandon. Donc quand on s’est rencontrées ça a super bien connecté, elle était prête à ça, et on a eu une belle relation de proximité et de confiance. Le tournage n’a pas été facile, mais ça a été très agréable avec Rosalie. Je suis tombée sous son charme à elle, et pas parce qu’elle était connue. Elle voulait être comédienne, et il s’avère qu’il y a une comédienne là! Je suis fière de mon instinct qui ne m’a pas trompée. 

Je veux revenir sur une autre image que j’ai trouvée forte, que j’ai beaucoup aimée, l’escalier en colimaçon. On le voit à vue d’oiseau, au-dessus de l’escalier, et on la voit qui descend, qui est en bas. Qu’est-ce que ça voulait dire pour toi?
Ça faisait partie de la poésie. Les escaliers qui menaient à la mère, qui revenaient, ce colimaçon-là, cette spirale-là. C’est ça que ça symbolisait, la spirale : Inès qui est perdue, en position foetale, tellement désemparée, pauvre petite. Cette idée revient à la mère aussi. C’est un motif récurrent, la spirale, une descente aux enfers, avec la mère, pas de repères, tout est pareil, en haut ou en bas.


BE MTL : Ça faisait longtemps que tu faisais de la fiction à la télé, mais ça c’est ton premier long-métrage. Comment te sens-tu?
Rosalie : Je suis un peu extatique. Je suis dans une fébrilité du partage, et en même temps, j’ai tellement attendu qu’il sorte, j’avais tellement hâte! Ça m’a aussi donné le temps de vieillir, donc j’arrive à regarder le projet avec plus d’empathie. Je pense que si je l’avais vu trois mois après l’avoir fini, j’aurais tellement eu le nez dedans que j’aurais été plus critique, tandis que là, la première fois que je l’ai regardé, je me suis surprise à ne pas me juger. C’est peut-être parce que je me sens décalée de cette Rosalie-là de 23 ans qui a trouvé son premier projet. J’arrive à le regarder avec amour et fierté, et ce n’est pas un sentiment que je me permets de vivre souvent. 

As-tu partagé cette expérience-là avec ta mère? Je sais qu’elle est une femme de théâtre, même si elle fait beaucoup d’animation maintenant, elle reste une actrice dans l’âme.
Rien! Et je pense que c’est ce que les deux, on souhaitait. Ma mère savait que c’était très dur, ce que je tournais, et elle n’a pas eu le choix de se désinvestir. Elle ne voulait même pas voir le film au cinéma parce qu’elle avait trop peur que ça vienne la chercher. En même temps, j’avais tellement une confiance aveugle en Renée, et je voulais que ce soit cette dynamique-là qui prime. Renée me l’a dit très tôt, qu’elle n’allait pas me materner. 

Et puis c’était comment, de travailler avec Roy?
Je savais qu’on allait me demander ça, mais j’aurais dû me poser la question pendant qu’on tournait. Je ne me suis pas rendue à y penser, parce que pour moi, le stress de ce film-là était tellement grand que je ne pouvais pas être impressionnée par Roy Dupuis. Évidemment, je n’en revenais pas que c’était lui qui jouait mon père, mais on dirait que je n’ai jamais pris conscience de ça. Ça a été très formateur, surtout personnellement, parce que je sentais que je voulais lui plaire, comme Inès veut plaire à Christian. Je voulais qu’il me trouve bonne. Il est très bon, Roy, et il a une prestance. C’était facile pour moi de me mettre dans cette zone-là, d’Inès qui est impressionnée par son père.

Comment as-tu navigué la dynamique de la relation entre Inès et Christian?
Je le voyais vraiment comme des aimants : d’un côté ils s’attirent et se collent, de l’autre, ils se repoussent. Inès a perdu sa mère à 10 ans, et ça crée des lacunes. C’est dur de s’affranchir de son rôle d’enfant, qui est aimée et cajolée, et elle continue à vouloir quelque chose qu’elle n’obtient jamais. Elle continue de vouloir, mais lui est complètement désinvesti, et en même temps, il le sait qu’il a de l’emprise sur elle. Et puis, elle a beau avoir 20 ans, ça demeure elle, l’enfant dans la relation. Christian nourrit sa fille, il lui fait à manger, mais émotivement, il y a une carence, et il n’est pas capable de lui donner ce dont elle a besoin.

As-tu appris quelque chose sur toi-même avec le rôle d’Inès?
J’ai beaucoup mis de l’avant dans ma carrière ma personnalité bubbly et opinionée, et je voulais tellement que tout le monde me trouve agréable tout le temps. J’ai peut-être laissé de côté cette part de moi, d’intériorité et de sensibilité, qui est tellement plus grande que le reste. Le film m’a appris que ce n’est pas laid d’être triste, et qu’il n’y a pas d’émotions qui sont pires que les autres. On dirait que j’avais peur d’assumer que parfois je suis triste, ou souffrante, ou parfois je suis pleine de doute ou paralysée. On dirait que je ne voulais pas le nommer parce que je me disais, les gens n’ont pas envie de voir ça, mais il n’y a rien de plus universel que la souffrance. Inès, c’est un film difficile, mais ce n’est pas un film laid. Il y a une beauté dans le propos, et ça m’a permis de faire la paix avec le fait qu’il n’y a pas d’émotions qu’on doit tasser ou qu’on doit célébrer.

Pour voir la bande-annonce, dirigez-vous vers le site Web de Filmoption, le distributeur du film. C’est le 6 mai prochain que Inès, le troisième long-métrage de Renée Beaulieu, et un premier rôle au grand écran pour Rosalie Bonenfant, sera présenté en salles au Québec. 

Sources :
Filmoption Site Web
Inès le film Instagram

Retour sur la carrière d’un cinéaste montréalais parti trop tôt

Les dernières semaines ont été remplies de décès à Hollywood – on pense à Betty White, qui a tiré sa révérence tout juste avant le Nouvel An, ainsi que Sydney Poitier, qui lui est décédé à peine une semaine plus tard. Par contre, c’est le départ du réalisateur montréalais Jean-Marc Vallée qui a fait pleurer toute la province, ainsi qu’Hollywood, le jour de Noël. Bien que la cause de son décès soit encore inconnue, tous sont d’accord pour dire qu’il est parti trop tôt; âgé de seulement 58 ans, le réalisateur qui a grandit dans Rosemont surfait encore sur la vague de ses succès américains des dix dernières années. BE MTL ne peut faire autrement que de lui rendre hommage, et faire la liste de ses accomplissements, qui ont fait rayonner le talent québécois jusqu’à Tinseltown.


Début de carrière

Après avoir étudié au cégep d’Ahuntsic et à l’université de Montréal, Jean-Marc Vallée a fait ses débuts en réalisant des vidéoclips et des courts-métrages qui attirent déjà l’attention de festivals. Son premier long-métrage, La Liste Noire (1995), connaît un succès inattendu : il fait le tour du monde, et emmène Vallée à travailler aux États-Unis pour la première fois. En sol américain, il réalise deux films à petit budget, Los Locos (1997) et Loser Love (1999), avec l’acteur Mario Van Peebles. Il revient au Canada pour réaliser sa première série de télévision, The Secret Adventures of Jules Verne (2000), une série de science-fiction de style steampunk qui réimagine les classiques de Jules Vernes.

Les premiers succès

Le film pour lequel il est le plus connu parmi notre génération millénariale est C.R.A.Z.Y., qui connaît un énorme succès en 2005. Inspiré en partie de la vie du cinéaste ainsi que de celle de François Boulay, qui co-signe le scénario avec Vallée, le film permet à toute une génération de jeunes queers de se voir à l’écran. La star du film, Marc-André Grondin, avait déjà travaillé avec Vallée au début de sa carrière : il avait tenu un rôle dans un de ses courts-métrage, Les fleurs magiques (1996). C.R.A.Z.Y. propulse sa carrière : le film fait le tour des grandes cérémonies de prix, donc les Oscars, et lui donne un billet pour les grandes ligues à Hollywood. 

Il fait son entrée officielle à Hollywood en collaborant avec Martin Scorsese : il réalise The Young Victoria (2009), avec en vedette l’actrice britannique Emily Blunt. Le film est bien reçu et se rends encore une fois aux Oscars, où le film gagne un prix pour la conception de costumes. Il renoue rapidement avec Montréal et réalise pour une dernière fois en français avec Café de Flore (2011), un film touchant qui explore la relation entre une mère et son enfant trisomique. Prenant place à Paris, le film inclut la star française Vanessa Paradis.


Il s’établit à Hollywood

La décennie de 2010 à 2020 est la plus prolifique de sa carrière, et tout ça, ça se passe à Hollywood! Il commence fort avec le film Dallas Buyers Club (2013), avec Matthew Matthew McConaughey et Jared Leto. Ce film est nominé pour plusieurs prix, dont l’Oscar pour le meilleur montage : histoire drôle, c’est Vallée lui-même qui signe le montage sous le nom de plume John Mac McMurphy.

Il tourne ensuite Wild (2014) avec Reese Witherspoon et Laura Dern, ainsi que Demolition (2015) avec Jake Gyllenhaal et Naomi Watts, avant de faire un retour à la télévision avec la chaîne américaine HBO. Il adapte le roman de l’autrice australienne Liane Moriarty, Big Little Lies (2017), et renoue avec Witherspoon et Dern, en plus de travailler avec d’autre gros noms tels que Nicole Kidman, Shailene Woodley et Zoë Kravitz. 

L’année suivante, il adapte un autre roman, celui de l’autrice américaine Gillian Flynn, Sharp Objects (2018). Pour cette série, il collabore avec Amy Adams, qui avait, quelques années auparavant, jouer dans un autre film réalisé par un québécois, Arrival (2016) de Denis Villeneuve. Justement, parlant de Denis Villeneuve, l’amitié des deux québécois à Hollywood est bien connue, et l’hommage de Villeneuve à son ami, posté sur le compte de sa conjointe Tanya Lapointe, était sans contredit le plus touchant. 

Si tu veux revoir les films de Jean-Marc Vallée pour lui rendre hommage, Radio-Canada a publié une liste qui détaille sur quelles plateformes ils sont disponibles. De notre côté, on s’est fait un gros bol de popcorn et on s’est assuré que la boîte de mouchoir ne soit pas trop loin. Merci, Jean-Marc, pour tous ces beaux films!

Ce que j’ai pensé du nouveau film de Denis Villeneuve

Maintenant que la vie reprend peu à peu son cours normal, nous voulons tous en profiter au maximum et essayer de rattraper le temps perdu. Pour ma part, l’une des choses qui m’avaient le plus manqué est sans aucun doute une salle de cinéma. Alors la semaine dernière je m’y suis rendue pour la toute première fois en plus de deux ans. Arrivée sur place, j’ai tout de suite pu sentir cette délicieuse odeur de popcorn au beurre qui me donnait l’eau à bouche. Mais c’est vraiment la sensation de pouvoir s’évader complètement dans un tout autre monde qui m’avait le plus manqué. Te dire que j’étais heureuse de me retrouver devant un grand écran serait un euphémisme. Alors pour l’occasion, je suis allée voir Dune, le tout dernier film de notre célèbre réalisateur québécois, Denis Villeneuve. Et franchement, je n’ai pas été déçu, car s’il y a un film à voir au cinéma présentement, c’est bien celui-là!


Basée que sur la première partie du célèbre roman de science-fiction de Frank Herbert publié en 1965, Dune est une histoire futuriste qui, malgré les années, reste d’actualité grâce aux thèmes qu’elle aborde, tels que l’écologie et colonialisme. Ce spectacle grandiose met en vedette un ensemble d’acteurs et d’actrices de talent, tels que Timothée Chalamet, Oscar Isaac, Rebecca Ferguson, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem, Zendaya et plus encore.

Mais si j’avais une seule recommandation à faire pour ceux et celles qui, tout comme moi, n’ont pas lu le livre ou même visionné les diverses adaptations, comme celle de David Lynch en 1984, seraient de vous mettre en contexte. Alors, permettez-moi de vous faire un petit résumé :

Nous sommes en l’an 10191, le Duc Leto Atréide (Oscar Isaac), chef de la maison Atréide, se fait à son tour assigner par l’Empereur Padishah Shaddam IV le contrôle d’Arrakis, une planète dangereuse et désertique, aussi connu sous le nom de Dune. Malgré le désert qui englobe ce monde pratiquement inhabitable, on y retrouve de l’Épice, une substance des plus précieuses puisqu’elle est la plus grande source économique de l’empire. En effet, cette drogue permet la navigation spatiale, protège l’homme contre les poisons et lui procure des habiletés mentales nettement supérieures et surhumaines. Le Duc s’y rend donc accompagné de sa concubine, Dame Jessica (Rebecca Ferguson), de leur fils héritier, Paul (Timothée Chalamet) et ainsi que de leurs hommes les plus fidèles (Jason Momoa, Josh Brolin). Cependant, cette mission est un piège tendu par une famille ennemie. Après une ultime trahison, Paul et sa mère, dotés de certains pouvoirs, se réfugient dans le désert où vivent les Frémens (Zendaya, Javier Bardem), un peuple nomade et persécuté depuis des années. De leur côté, les Frémens sont en attente du Messie qui leur permettra de se libérer du contrôle et de l’oppression qu’exerce l’empire.  


Ce film au décor à la fois sobre et spectaculaire est accompagné d’une trame sonore réalisée par le grand compositeur Hans Zimmer, qui te fais vivre avec émotions chaque dénouement de ce long métrage de 2 heures et 35 minutes. Le jeu d’acteur est également très crédible, en particulier celui Timothée Chalamet qui interprète brillamment la vulnérabilité et la complexité de son personnage Paul.

Dévoilé en grande première en septembre dernier au festival Mostra de Venise, le film cartonne au Canada ainsi que sur la scène internationale. Bien évidemment, ceci n’a rien de nouveau pour le réalisateur québécois, puisque celui-ci a également réalisé plusieurs films succès et acclamés par la critique, tels que Incendies (2010), Arrival (2016) et Blade Runner 2049 (2017).


La maison de production, Warner Brothers, vient tout juste de confirmer la suite du film Dune, dont le tournage devrait débuter en 2022.

Le film Dune est présentement en salle partout au Québec et tu as même la possibilité de le voir en 3D ou en version IMAX si tu désir vraiment vivre l’expérience Dune. Alors ne perd pas de temps, car ce nouveau film de Denis Villeneuve mérite d’être vu sur le grand écran!

Source:
Dune Movie – Instagram

Le cinéma québécois à l’honneur

Pour faire rayonner le cinéma d’ici et le partager avec leurs jeunes élèves, quelques professeurs de cégep en cinéma se sont mis au travail pour créer un projet inspiré du Prix littéraire des collégiens. C’est ainsi que le Prix Collégial du Cinéma Québécois (PCCQ) est né en 2012, avec Micheline Lanctôt, cinéaste et professeure, comme marraine, et avec l’aide de plusieurs organisations professionnelles du milieu du cinéma tels que le Cinéma Beaubien et Québec Cinéma.

À ses débuts, le PCCQ réunissait seulement 15 cégeps, mais dix ans plus tard, c’est plus de 50 cégeps qui y participent. Après qu’un comité d’experts ait sélectionné les cinq films québécois qui seront présentés dans le cadre du Prix, des visionnements sont planifiés dans les cégeps participants. Les élèves participants forment un jury, et leurs professeurs jouent le rôle d’animateurs, pour guider leurs conversations. Chaque cégep sélectionne ensuite son délégué officiel, qui se rend à la délibération finale durant laquelle un film, et son réalisateur, seront récompensés. Bien entendu, la pandémie a mis des bâtons dans les roues des deux dernières éditions du PCCQ, mais qu’à cela ne tienne! Ils se sont tout de même organisés pour continuer cette célébration du cinéma québécois, même en distanciation sociale et en confinement.

Le PCCQ, c’est une occasion unique pour les cégépiens de critiquer, analyser et débattre sur le cinéma québécois contemporain avec leurs pairs, et leurs voix s’unissent pour décerner le Prix. On t’invite à les suivre sur les comptes de réseaux sociaux officiels tels Facebook, Instagram et Twitter pour savoir quels films québécois tu devrais avoir dans ta liste à écouter, et aussi parce que leurs memes sont vraiment drôles.


Sources:
Prix collégial du cinéma québécois
Prix collégial du cinéma québécois – Facebook
Prix collégial du cinéma québécois – Instagram
Prix collégial du cinéma québécois – Twitter

Des films québécois à aller voir

Le gouvernement a annoncé en conférence de presse il y a 2 semaines qu’il prévoyait réouvrir les salles de cinéma du Québec pour entre autres donner la chance aux plus jeunes comme aux plus vieux de profiter de cette belle activité pour la semaine de relâche et les semaines à venir. C’est pourquoi on a eu l’idée de te proposer de bons films québécois à aller voir pour encourager nos excellents cinéastes d’ici!

On commence tout d’abord avec La déesse des mouches à feu qui est le film de la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette qu’on pourra voir à partir du 26 février. Celui qui avait initialement été lancé le 25 septembre dernier et qui n’avait pu rester qu’un total de 6 jours dans les cinémas avant leur fermeture par le gouvernement. La déesse, c’est tout d’abord un film adapté pour le cinéma par Catherine Léger d’après le roman à succès de Geneviève Pettersen. Le film raconte l’histoire de Catherine qui, le jour de ses 16 ans reçoit un discman jaune, le livre Moi, Christiane F… mais surtout le droit d’aller au centre d’achat. C’est d’ailleurs la même journée que son père fonce volontairement dans un mur avec le Jeep de sa mère. Catherine passe alors à travers de grands moments de son existence, tels que l’adolescence, le divorce de ses parents, l’intimidation qu’elle doit subir par Mélanie Belley car son chum la trouve de son goût et ses ébats amoureux. Tout ceci, sous la période grunge des années 90 et le talent remarquable des comédiens Kelly Depeault, Caroline Néron et Normand D’Amour.

Crédit: Entract Films

Félix et le trésor de Morgäa est le film d’animation réalisé par Nicola Lemay et scénarisé par Marc Robitaille qui sortira le 26 février pour la semaine de relâche dans les salles de cinéma. Les voix des personnages sont incarnés par de grands acteurs d’ici tels que Marc Labrèche, Karine Vanasse, Guy Nadon et Gabriel Lessard. Produit en animation 3d, le long-métrage animé s’inspire du décor des Îles de la Madeleine. Le film raconte l’histoire de Félix, ce jeune garçon de 12 ans qui est convaincu que son père disparu en mer est toujours vivant. Celui-ci décide alors de partir à sa recherche en compagnie d’un vieux marin à la retraite nommé Tom, le perroquet Quack et Ulysse, son chat qui se comporte plus comme un chien qu’autre chose. Leur périple les conduit jusqu’à l’Île-de-la-Nuit-Éternelle, une cité souterraine où se cache une société secrète dirigée par la mégalomane Morgäa qui détient d’ailleurs, un précieux trésor.

Crédit: 10 Ave Animation

Mon année Salinger (My Salinger Year) est le film du cinéaste gatinois Philippe Falardeau qui sortira le 5 mars prochain. Celui-ci est basé sur le récit autobiographique à succès de Joanna Rakoff et met en vedette les comédiens Margaret Qualley et Sigourney Weaver. Le film raconte l’histoire de Joanna, une jeune écrivaine en devenir dans les années 90 dans la ville de New-York qui est embauchée par l’agence littéraire représentant J. D. Salinger. C’est alors que Margaret, sa patronne excentrique aux méthodes archaïques lui donne la tâche de traiter le volumineux courrier des fans de Salinger. Toutefois, la seule manière qu’elle puisse répondre aux nombreux admirateurs est sous une lettre générique. C’est pourquoi qu’elle décide d’y répondre personnellement se rendant bien compte qu’elle finit par s’investir émotionnellement à travers celles-ci. Vient alors une crise existentielle entre choisir son rêve de devenir écrivaine et sa nouvelle carrière. Le film a d’ailleurs fait partie de la soirée d’ouverture du prestigieux festival de films Berlin International pour sa 70ème édition.

Crédit: Éléphant Cinéma


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Sources:
Félix et le trésor de Morgäa – 10 Ave Animation
La déesse des mouches à feu – Entract Films
Mon année Salinger (My Salinger Year) – Éléphant Cinéma
ICI Radio-Canada