“JE CASSE, JE JETTE, JE RACHÈTE” : la société vue par FAIRE LE BIEN, une pièce qui vaut le détour.

Du 4 au 14 septembre prochain, vous aurez l’occasion de retrouver une troupe de fabuleux artistes, relève de la scène comique de Montréal, dans FAIRE LE BIEN, une pièce de théâtre de François Archambault et Gabrielle Chapdelaine au théâtre du Rideau Vert.

Dans Faire Le Bien, également disponible en livre, sous le même nom, ses dramaturges apportent leurs visions sur les relations entre individu de plus en plus difficile et réfléchie. A travers cet extrait de l’intro du spectacle (ci-dessous), ces derniers mettent en avant la perte de naturel et de spontanéité dans nos rapports aux autres tant la société de jugement a évolué.

Cette critique réussie et pleine d’humour, de notre société moderne met en lumière nos vices, dans nos relations humaines de plus en plus complexifiées. Vous serez questionné pendant prêt de deux heures par différentes scènes de vie de pure qualité, à la fois d’un point de vue écriture, que de prestation scénique. 

« Adopter de saines pratiques de gestion des ressources humaines. Faire preuve en tout temps et en tous lieux d’une écoute à toute épreuve. Éviter à tout prix les frictions. Peser chaque mot. S’analyser. Se remettre en question. Jusqu’à l’épuisement. Parce que céder, c’est laisser le champ libre aux défenseurs du statu quo qui se moquent bien de l’égalité des chances et du sort des générations futures. Juste d’y penser, c’est insupportable. »

Effectivement, Claude Poissant, metteur en scène de la pièce, nous prouve que la simplicité est encore gage de qualité, permettant aux 9 comédiens (Xavier Bergeron, Anaelle Boily Talbot, Mehdi Boumalki, Simon Champagne, Eve Landry, Christophe Levac, Elizabeth Mageren, Charlotte Richer, Léa Roy) de prendre tout l’espace, de la plus belle des manières. Ces derniers ont su, avec justesse, incarner chaque personnage des multiples vignettes que propose le spectacle.

Avec finesse, énormément d’humour et une bonne dose de sarcasme, vous prendraient du recule sur les comportements humains à travers des sujets de société, tel que l’égalité homme femme, le politiquement correct, la censure et la société de sur-consommation. Si ce n’est pas encore le cas, vous vous demanderez si l’humain est capable de faire le bien par pureté d’âme ou par intérêt personnel. Si l’abus de gentillesse est vu d’un mauvais œil par certains. Si oser dire le négatif aux gens qu’on aime est bien vu par d’autres.

Sans vous en dire plus, c’est avec une grande assurance que je vous recommande vivement d’aller découvrir cette pièce au théâtre du Rideau Vert, puis du 26 au 28 septembre au Théâtre National des Arts.

Réponse

  1. Un article qui donne envie de voir cette pièce !

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