Hier, je suis allé chez Duceppe sans trop savoir à quoi m’attendre. Je savais que ça parlait de territoire, de politique et d’un wampum disparu, mais je ne m’attendais pas à me prendre cette claque de douceur.On a passé une soirée magnifique, mais pas de celle où on est simplement « divertis ». C’était plus profond que ça.

Il y avait quelque chose de presque mystique dans la salle. Ce n’était pas du grand spectacle qui cherche à t’en mettre plein la vue ; c’était une atmosphère sacrée qui s’installe sans qu’on s’en rende compte.
C’est rare au théâtre de sentir un silence aussi dense, aussi respectueux. On n’était pas juste devant une scène, on était dans une bulle, hors du temps.

Le plus beau, c’est quand les langues des Premières Nations se mettent à résonner. On ne comprend pas chaque mot, et honnêtement, ça n’a aucune importance. Les sons, les rythmes, les chants… ça vient chercher quelque chose de très ancien en nous.
On sent que ces mots-là sont ancrés dans le sol de Montréal depuis bien avant nous. C’est une curiosité qui s’éveille, une envie d’en savoir plus, de comprendre ce qui nous lie à cette terre.
Pourquoi c’est important
On parle souvent de l’histoire des Premières Nations au Québec comme de quelque chose de politique ou de lointain. Mais hier, c’était humain. C’était une histoire de famille, de blessures, de retrouvailles. Ça m’a rappelé que notre histoire collective n’est pas complète si on n’écoute pas ces voix-là.
Ce wampum qu’ils cherchent sur scène, on a l’impression qu’on le cherche un peu tous : ce lien qui nous unit vraiment les uns aux autres.
Si vous avez une soirée de libre d’ici le 4 avril, faites-vous ce cadeau. C’est beau, c’est vrai, et ça fait un bien immense. Ici pour réserver votre paire de billets.

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