Porter l’histoire du Cambodge au Festival Champa, un récit lumineux

Du 23 au 25 mai 2025, la Place des Arts de Montréal a vibré au rythme du Festival Champa. Organisé par Connexion Champa, cet événement rendait hommage aux 50 ans de l’arrivée des réfugiés cambodgiens au Canada. Entre tradition et modernité, il offrait une immersion touchante et festive dans la culture cambodgienne.

Une foule colorée et bienveillante, réunie autour d’une même envie : découvrir, comprendre, honorer.

Je m’y suis rendue le samedi 24 mai, non pas en tant que simple spectatrice, mais comme mannequin, défilant en tenues traditionnelles khmères. Porter l’histoire d’un peuple à travers les étoffes, les gestes, les regards… c’est une expérience que je n’oublierai jamais.

Entrer dans la lumière en représentant bien plus qu’un vêtement. Chaque perle, chaque tissage a une voix.

Avant la représentation, le foyer du Théâtre Maisonneuve baignait dans une ambiance solennelle et chaleureuse. Des bénédictions bouddhistes ont été offertes, tandis que les artistes se préparaient dans le calme et le respect.

Un moment suspendu. Une spiritualité paisible, partagée avec douceur.

L’un des moments les plus émouvants fut la présentation du spectacle Bangsokol : un requiem pour le Cambodge, imaginé par Rithy Panh et Him Sophy. Orchestre, chœur, images d’archives… tout convergeait vers une mémoire vivante, sensible, universelle.

Mais le Festival Champa, c’était bien plus qu’un seul événement. Tout au long du week-end, la Place des Arts s’est transformée en carrefour d’échange culturel. On y croisait des expositions signées FONKi, Bryan Beyung ou Ravy Puth, des ateliers de bien-être, des projections, des performances musicales et bien sûr… des danses traditionnelles à couper le souffle.

Leurs mains racontaient une histoire. Leurs pas reliaient les générations.
L’art était aussi dans l’assiette. Chaque bouchée comme un hommage à la terre natale.
La musique résonnait avec douceur, jouée sur des instruments ancestraux. Le temps semblait suspendu.

Et puis, il y avait les gens. Les artisans, les artistes, les bénévoles. Ceux qui ont cousu les costumes, ceux qui ont sculpté, cuisiné, chanté, transmis. Les regards, les échanges, les gestes de gratitude entre les générations…

Le cœur du festival : l’humain, le partage, l’émotion vraie.

En tant que participante, j’ai été touchée par la beauté de cette célébration. Tout y était : la mémoire, la culture, la joie, le respect. Le Festival Champa, ce n’était pas seulement un événement… c’était un espace d’âme, un pont entre hier et demain.

Pour en savoir plus sur la mission de Connexion Champa et leurs prochains projets : connexionchampa.com

Crédit Photo : Dara Richard – Memoir Photography

Laisser un commentaire

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture