Ce parcours te fera découvrir les plus belles galeries d’art contemporain à Montréal

Dès jeudi, tu auras la chance de participer à Galeries Weekend Montréal! Et oui, l’Association des galeries d’art contemporain ouvre ses portes aux visiteurs et t’offre plusieurs activités du 16 au 19 juin 2022. Pour la deuxième fois, Galeries Weekend Montréal te propose de magnifiques expositions, des rencontres avec les galeristes, les artistes et tous ces acteurs du monde de l’art.

L’événement est composé de quatre parcours qui sont les suivants : Centre-ville, Plateau/Mile End, Rosemont/Petite-Italie et Vieux/Sud-Ouest. Chaque parcours te montrera le chemin vers certaines galeries et te permettra de découvrir des œuvres artistiques, tout en déambulant dans ton quartier préféré.


Un événement d’envergure internationale

Gallery Weekend est aussi présenté dans plusieurs grandes villes dans le monde entier : Berlin, Paris, Londres, Chicago, Mexico et plus encore!

Cet événement culturel s’adresse autant aux amateurs d’art qui désirent assister à des rencontres uniques avec des spécialistes du monde de l’art qu’aux montréalais qui souhaitent en apprendre davantage sur l’art contemporain.


Les galeries mises à l’honneur

Parmi les nombreuses galeries qui participeront au Galeries Weekend Montréal cette année, je vous en présente quelques-unes.

Centre-ville – ELLEPHANT

Située en plein cœur du Quartier des spectacles, la Galerie ELLEPHANT met en place des rencontres entre les arts analogiques, numériques, vidéo, cinétiques et robotiques, DIY, textiles, immersifs et interactifs, etc.

Certains artistes exposés à la galerie sont aussi présents à l’international et dans les collections de nos musées québécois tel que le Musée d’art contemporain de Montréal.


Plateau/Mile End – Galerie Simon Blais

En place depuis 1989, la Galerie Simon Blais représente autant d’artistes émergents que d’artistes déjà établis. Même si à son ouverture, la galerie se spécialisait en œuvre sur papier et estampes abstraites contemporaines, on y retrouve aujourd’hui des techniques artistiques variées : peinture, dessin, sculpture, estampe et photographie.

Une de leurs spécialités est aussi la peinture et la sculpture historique. D’ailleurs, des artistes tels que Riopelle ou Ferron sont régulièrement exposés sur leurs murs.


Rosement/Petite-Italie – Art Mûr

La Galerie Art Mûr, située sur la rue Saint-Hubert, représente une trentaine d’artistes qui sont aussi présents dans les collections muséales. Ceux-ci pratiquent des médiums tels que la peinture, la sculpture, la photographie, les nouveaux médias et la performance.

Art Mûr se présente comme la seule galerie d’art contemporain commerciale québécoise à compter autant d’artistes québécois que d’artistes provenant du reste du Canada. De plus, celle-ci représente autant d’artistes femmes que d’artistes hommes.


Vieux/Sud-Ouest – Galerie Nicolas Robert

Inaugurée en 2011, la Galerie Nicolas Robert est situé à la limite du Vieux-Montréal et de Griffintown. Celle-ci présente des artistes canadiens et internationaux qui travaillent la peinture, la photographie, le dessin, la sculpture et l’installation.

La Galerie Nicolas Robert offre un programme innovant d’expositions individuelles et collectives qui sont orientées autour du concept de processus et de pureté esthétique formelle.

Pour connaître la programmation complète de Galeries Weekend Montréal, c’est juste ici.

Sources:
Galeries Weekend Montréal – Site Web
ELLEPHANT – Site Web
Galerie Simon Blais – Site Web
Art Mûr – Site Web
Galerie Nicolas Robert – Site Web

Ces podcasts québécois qu’on adore

Un balado, mieux connu sous le nom de podcast, est une émission audio à sujets variés. Il existe plusieurs types de podcasts qui correspondent aux goûts de tous. Que ce soit pour une séance d’information sur un sujet précis, pour écouter tes artistes favoris discuter de tout et de rien ou encore pour te divertir, tu trouveras très certainement une émission qui saura te combler!

Personnellement, j’adore profiter d’un contenu audio lorsque je me promène en ville ou en transports en commun. Un podcast est pour moi un moment que je m’accorde et qui me permet de découvrir toutes sortes de perles cachées tout en faisant mes tâches quotidiennes. En bref, les podcasts sont la formule parfaite pour consommer du contenu tout en vaguant à tes activités (course à pied, ménage, boulot, épicerie, déplacements, etc.).

Aujourd’hui, je te présente donc des balados locaux (québécois!) qui valent définitivement le détour!


Jay du Temple discute

L’humoriste Jay du Temple invite des gens inspirants, des amis, des personnalités publiques afin d’échanger sur des sujets d’actualité, de rire, de relaxer et de réfléchir à haute voix. Discussions animées et intéressantes, en direct de son studio, l’animateur d’Occupation Double porte des réflexions dans un climat convivial et de confiance.


5@7

L’art de réussir sa vingtaine…! C’est drôle, c’est vrai, ce n’est pas censuré, si tu es dans la  vingtaine ce podcast est pour toi. Les deux animatrices reçoivent des invités et discutent de sujets hauts en couleur. Il n’y a pas de tabous aux micros du 5 à 7 podcast et c’est ce que j’adore.


Génération Sidechick

Et pourquoi pas l’art de réussir sa trentaine? Balado pour les femmes et par des femmes, l’animatrice Kathy Marquis et ses Sidechicks reçoivent des invités afin de jaser de sujets et de thématiques parfois sérieuses, parfois plus légères, mais toujours avec un ton accessible et authentique. En toute vulnérabilité, les discussions tournent autour des réalités sociales actuelles.


Rainbows & Orgasms

Un peu de fraicheur ici! Animé par Marie Gagné et Geneviève Laforce, deux figures publiques LGBTQ+, ce podcast prône l’inclusion et dénonce les préceptes traditionnels et moraux qui influencent notre société. Le balado se penche particulièrement sur l’acceptation des orientations sexuelles marginalisées. Dans une vingtaine d’épisodes, les discussions et les invités s’enchainent afin d’offrir au public une source de réflexion pertinente.


Dose de Psy

En mode témoignages et entrevues d’experts, dans ce balado, on parle de santé mentale avec la Dre Janick Coutu, psychologue. Sujet d’une grande importance dans notre société moderne d’aujourd’hui, la psychologue arrive à verbaliser et à rendre accessible des sujets importants dont on parle peu. Une vraie mine d’or d’informations et un baume sur le cœur, je conseille fortement à tous de jeter un œil sur les épisodes de ce balado.


Distorsion

Avec Distorsion, on change de registre et on rentre directement dans le divertissement! Si tu as envie d’être plongé dans des histoires d’horreur, de disparitions et de true crime, tu es à la bonne place. D’excellents épisodes tout aussi captivants les uns les autres parfaits pour ravir ta curiosité et te faire découvrir les histoires québécoises et internationales les plus distordues. 


Fascinant!

L’expert favori des québécois et légendaire animateur de l’émission scientifique Découverte, Charles Tisseyre est à la barre d’un podcast dans lequel il fait une série de rencontres avec des experts en astrophysique, en paléontologie et en intelligence artificielle. L’exploration scientifique aborde des thématiques sur le sens de l’existence, l’évolution et la présence de vie extraterrestre. C’est le cas de le dire : fascinant!

Et toi, quel est LE podcast que tu recommendes à chaque personne que tu croises d’écouter?

Montréal à travers le temps

Si tu ne le savais pas déjà, je t’annonce qu’aujourd’hui est la Journée mondiale des archives. Étant passionnée par tout ce qui est vieux et poussiéreux, c’est un sujet qui m’intéresse plus particulièrement. J’ai fait mes études en histoire de l’art et ça m’a permis de toucher et de consulter une tonne de documents anciens. À chaque fois, je ressens un sentiment unique, comme si j’étais replongée dans le temps. Ça, c’est le pouvoir des archives!

Les archives jouent un rôle très important dans l’étude du passé, d’une population ou d’un patrimoine. En plus d’être une source historique, ces documents permettent de comprendre l’identité d’un individu ou d’un organisme. « Les archives, miroir de la société, mémoire de l’humanité ».  Carol Couture, 1995.


Les nouvelles technologies nous permettent maintenant d’avoir accès à toute sorte d’archives sur notre belle métropole : des images à haute définition et des décors qu’on connaît mais qui ne sont plus du tout ainsi.  C’est pourquoi aujourd’hui j’ai décidé de fouiller dans les Archives de Montréal pour tenter de retracer des endroits mythiques et d’en savoir plus sur l’histoire entourant ces lieux.

L’île-Sainte-Hélène

Tu connais sûrement le passé glorieux de l’Île-Sainte-Hélène qui a accueilli l’Expo 67, cet événement qui a occupé une place majeur dans la collectivité montréalaise. Mais ce n’est pas tout, l’île a plusieurs histoires à te raconter.

En 1611, l’île montréalaise a été baptisée ainsi par Samuel de Champlain en l’honneur de sa femme Hélène Boullé. Par la suite, à la fin du 17e siècle, le territoire fait partie de la seigneurie de Longueuil. C’est d’ailleurs à cette époque que Charles Le Moyne y fait construire un manoir et un moulin. En 1818, les Britanniques prennent possession de l’Île-Sainte-Hélène et commencent à y construire des installations militaires pour se protéger des invasions par les Américains. Le 20 mai 1976, un incendie causé par des travaux de soudure s’attaque à la Biosphère et il ne reste plus grand chose. Elle pourra enfin réouvrir 15 ans plus tard!

Aujourd’hui, la Biosphère de Montréal est devenue un musée de l’environnement qui proposent des expositions qui « permettent aux visiteurs d’explorer différentes questions liées aux écosystèmes et à la durabilité. »


C’est quand même fou de voir comme une simple photographie peut en dire long sur une génération.

Par exemple, ces dames qui se font brûler la couenne au Mont-Royal avec rien de moins qu’un réflecteur d’aluminium! Pratique qui était très répandue à l’époque. À ne pas reproduire, on va prioriser la crème solaire. Je me demande si elles ont fini avec un coup de soleil ?


Le Métro de Montréal

En octobre 1966, c’est l’inauguration des 20 premières stations du métro de Montréal. Depuis, la Société des transports de Montréal s’est transformée pour desservir un territoire plus large et offrir finalement des trains avec une alimentation 100% hydroélectrique.

Les photos d’archives nous permettent de voir cette évolution au fils du temps. Et aujourd’hui, on dirait presque qu’on voyage dans le futur!


La mode montréalaise

Une des choses que j’aime bien observer dans le temps, c’est la mode. Quand on s’attarde à ce que les gens portent, on se rend compte que la mode et les styles reviennent et effectuent un cycle.

Le style des années 1970 est personnellement mon préféré. Les fleurs, les pantalons à pattes d’éléphants, les lunettes jaune fluo, ça me parle! D’ailleurs, j’aimerais bien avoir le même ensemble que cette dame sur cette photo prise au Mont-Royal en 1953.


Je crois qu’il est important de souligner l’importance que ces documents ont sur notre société actuelle et future. Chaque génération doit se pencher vers le passé pour mieux comprendre son présent. Sur ce, je te souhaite une bonne Journée mondiale des archives!

Sources:
Archives de Montréal- Site web
Ville de Montréal – Conseil du patrimoine – Site web
Société de transport de Montréal – Site web

Les débuts de Rosalie Bonenfant au grand écran: Entrevue avec celle-ci et la réalisatrice Renée Beaulieu

On connait bien Rosalie pour son travail à la télévision; la jeune comédienne tient des rôles dans des séries comme Les Parent et 30 vies, avant de se tourner vers l’animation dans le magazine culturel C’est quoi l’trip? et plus récemment, à Deux hommes en or. Elle tient le rôle titre dans le film Inès, de Renée Beaulieu, qui sort en cinémas le 6 mai. Pour Renée, qui a également réalisé Le garagiste et Les salopes ou le sucre naturel de la peau, c’est un retour à des thèmes qui lui tiennent à coeur, dont les enjeux de la santé mentale et de la sexualité féminine.


Inès suit la jeune femme éponyme (Rosalie Bonenfant) alors qu’elle va fêter ses 20 ans. Sa mère Claudelle (Noémie Godin-Vigneau) est incapacitée suite à un événement lorsqu’Inès n’avait que 10 ans (Inès la surnomme une aubergine), et c’est son père Christian (Roy Dupuis) qui prends la relève. La relation entre Inès et Christian est tendue, et Inès tente tant bien que mal à passer de l’adolescence à l’âge adulte. Elle profite de l’occasion de garder le chien de sa collègue et nouvelle amie Kate (Nikki Bohm) pour déménager et cheminer vers sa vie d’adulte ; s’ensuit une descente aux enfers pour la jeune femme perturbée, qui perds ses repères et cherche son identité à travers les drogues et le sexe.

Renée Beaulieu dirige le tout d’une main de maître. On explore les états d’âme d’Inès surtout à travers les regards plutôt que les dialogues, ainsi qu’avec des images percutantes qui agissent comme symboles et motifs pour illustrer comment la jeune femme se sent. La caméra à l’épaule nous permet de se sentir très proche d’Inès et de l’action, ce qui gonfle d’autant plus le potentiel touchant et choquant de certaines scènes. Rosalie Bonenfant livre une performance hantée en tant qu’Inès : son visage anguleux et ses grands yeux nous absorbent dans la souffrance du personnage. Elle est bien entourée avec la présence stoïque de Roy Dupuis dans le rôle du père distant et imposant.

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec la réalisatrice, ainsi que la jeune comédienne, après avoir vu le film en visionnement de presse.


BE MTL : Quelle a été l’inspiration derrière Inès? Elle vient d’où, cette histoire-là?
Renée : Ça vient de gens assez proches qui ont vécu, pas tous en même temps bien sûr, mais qui ont vécu des troubles de santé mentale assez prononcés et qui ont explosés, au point de devenir adulte. La maladie mentale est une thématique qui m’interpelle de plus en plus, je dirais. Je suis plutôt intellectuelle dans la vie, et, c’est ça que j’aime dans mes films, je ne le suis pas, ce n’est pas ça qui m’anime. Ça s’appelait Nuit, au départ, et j’avais le goût de raconter une descente aux enfers. J’étais pressée de raconter ça.

La relation entre Inès et Christian est assez intense. Dans le dossier de presse, le rôle de Roy Dupuis est décrit comme imposant : le père a du pouvoir sur sa fille. Je l’ai perçu différemment, comme si Inès veut incarner quelque chose dans la vie de son père et prendre sa place. Comment la vois-tu, cette relation-là?
Je vois une relation qui évolue dans le temps. La perte de la mère est quand même quelque chose d’important : tu ne peux pas faire de deuil, car elle continue d’être là, même si elle n’est pas vraiment là. C’est difficile pour les deux. Elle est restée à 10 ans, en attente de sa mère, et veut se faire bercer par son père. Elle est en perte de repères, elle est en train de devenir adulte, la sexualité se mêle là-dedans. Et lui, il est très charismatique, c’est son repère, elle n’a pas d’autre chose que ça, et elle a des problèmes d’identité. Pour moi, le père, il est charismatique, il a une façon de voir la vie qui n’est pas commune, et ce n’est pas un père attentionné ou père poule, mais c’est un parent présent. La relation doit se transformer, parce qu’elle ne peut plus continuer à dormir dans son lit. Elle doit entrer dans l’âge adulte et elle souffre de problèmes de santé mentale, et la toxicomanie entre là-dedans. L’attirance dans tout ça, les deux le sentent, et c’est normal pour moi : ça fait partie de nous de façon animale, mais personne ne transgresse de ligne, et il y a beaucoup d’amour. Ces eaux troubles-là, ça me plaisait et c’était là où je voulais aller. 

Comment s’est passée la collaboration avec Rosalie? C’est son premier long-métrage.
Ça a été magnifique. Du moment où elle est entrée dans la salle d’audition, elle a été vraiment irrésistible. Puis on a eu une super relation avant d’embarquer dans le film. Je lui avais dit de regarder Les salopes, parce qu’elle devait être prête à aller jusque là dans sa capacité d’abandon. Donc quand on s’est rencontrées ça a super bien connecté, elle était prête à ça, et on a eu une belle relation de proximité et de confiance. Le tournage n’a pas été facile, mais ça a été très agréable avec Rosalie. Je suis tombée sous son charme à elle, et pas parce qu’elle était connue. Elle voulait être comédienne, et il s’avère qu’il y a une comédienne là! Je suis fière de mon instinct qui ne m’a pas trompée. 

Je veux revenir sur une autre image que j’ai trouvée forte, que j’ai beaucoup aimée, l’escalier en colimaçon. On le voit à vue d’oiseau, au-dessus de l’escalier, et on la voit qui descend, qui est en bas. Qu’est-ce que ça voulait dire pour toi?
Ça faisait partie de la poésie. Les escaliers qui menaient à la mère, qui revenaient, ce colimaçon-là, cette spirale-là. C’est ça que ça symbolisait, la spirale : Inès qui est perdue, en position foetale, tellement désemparée, pauvre petite. Cette idée revient à la mère aussi. C’est un motif récurrent, la spirale, une descente aux enfers, avec la mère, pas de repères, tout est pareil, en haut ou en bas.


BE MTL : Ça faisait longtemps que tu faisais de la fiction à la télé, mais ça c’est ton premier long-métrage. Comment te sens-tu?
Rosalie : Je suis un peu extatique. Je suis dans une fébrilité du partage, et en même temps, j’ai tellement attendu qu’il sorte, j’avais tellement hâte! Ça m’a aussi donné le temps de vieillir, donc j’arrive à regarder le projet avec plus d’empathie. Je pense que si je l’avais vu trois mois après l’avoir fini, j’aurais tellement eu le nez dedans que j’aurais été plus critique, tandis que là, la première fois que je l’ai regardé, je me suis surprise à ne pas me juger. C’est peut-être parce que je me sens décalée de cette Rosalie-là de 23 ans qui a trouvé son premier projet. J’arrive à le regarder avec amour et fierté, et ce n’est pas un sentiment que je me permets de vivre souvent. 

As-tu partagé cette expérience-là avec ta mère? Je sais qu’elle est une femme de théâtre, même si elle fait beaucoup d’animation maintenant, elle reste une actrice dans l’âme.
Rien! Et je pense que c’est ce que les deux, on souhaitait. Ma mère savait que c’était très dur, ce que je tournais, et elle n’a pas eu le choix de se désinvestir. Elle ne voulait même pas voir le film au cinéma parce qu’elle avait trop peur que ça vienne la chercher. En même temps, j’avais tellement une confiance aveugle en Renée, et je voulais que ce soit cette dynamique-là qui prime. Renée me l’a dit très tôt, qu’elle n’allait pas me materner. 

Et puis c’était comment, de travailler avec Roy?
Je savais qu’on allait me demander ça, mais j’aurais dû me poser la question pendant qu’on tournait. Je ne me suis pas rendue à y penser, parce que pour moi, le stress de ce film-là était tellement grand que je ne pouvais pas être impressionnée par Roy Dupuis. Évidemment, je n’en revenais pas que c’était lui qui jouait mon père, mais on dirait que je n’ai jamais pris conscience de ça. Ça a été très formateur, surtout personnellement, parce que je sentais que je voulais lui plaire, comme Inès veut plaire à Christian. Je voulais qu’il me trouve bonne. Il est très bon, Roy, et il a une prestance. C’était facile pour moi de me mettre dans cette zone-là, d’Inès qui est impressionnée par son père.

Comment as-tu navigué la dynamique de la relation entre Inès et Christian?
Je le voyais vraiment comme des aimants : d’un côté ils s’attirent et se collent, de l’autre, ils se repoussent. Inès a perdu sa mère à 10 ans, et ça crée des lacunes. C’est dur de s’affranchir de son rôle d’enfant, qui est aimée et cajolée, et elle continue à vouloir quelque chose qu’elle n’obtient jamais. Elle continue de vouloir, mais lui est complètement désinvesti, et en même temps, il le sait qu’il a de l’emprise sur elle. Et puis, elle a beau avoir 20 ans, ça demeure elle, l’enfant dans la relation. Christian nourrit sa fille, il lui fait à manger, mais émotivement, il y a une carence, et il n’est pas capable de lui donner ce dont elle a besoin.

As-tu appris quelque chose sur toi-même avec le rôle d’Inès?
J’ai beaucoup mis de l’avant dans ma carrière ma personnalité bubbly et opinionée, et je voulais tellement que tout le monde me trouve agréable tout le temps. J’ai peut-être laissé de côté cette part de moi, d’intériorité et de sensibilité, qui est tellement plus grande que le reste. Le film m’a appris que ce n’est pas laid d’être triste, et qu’il n’y a pas d’émotions qui sont pires que les autres. On dirait que j’avais peur d’assumer que parfois je suis triste, ou souffrante, ou parfois je suis pleine de doute ou paralysée. On dirait que je ne voulais pas le nommer parce que je me disais, les gens n’ont pas envie de voir ça, mais il n’y a rien de plus universel que la souffrance. Inès, c’est un film difficile, mais ce n’est pas un film laid. Il y a une beauté dans le propos, et ça m’a permis de faire la paix avec le fait qu’il n’y a pas d’émotions qu’on doit tasser ou qu’on doit célébrer.

Pour voir la bande-annonce, dirigez-vous vers le site Web de Filmoption, le distributeur du film. C’est le 6 mai prochain que Inès, le troisième long-métrage de Renée Beaulieu, et un premier rôle au grand écran pour Rosalie Bonenfant, sera présenté en salles au Québec. 

Sources :
Filmoption Site Web
Inès le film Instagram

Laurence-Anne fête le premier anniversaire de son album avec style: Entrevue et plus

J’ai eu la chance d’être invitée au concert du premier anniversaire de l’album Musivision de Laurence-Anne le 23 avril dernier au Centre PHI, en plus de pouvoir parler avec la chanteuse québécoise en plein essor. Elle revient tout juste d’une tournée aux États-Unis, qui s’est commencée avec une place au fameux festival SXSW.


Musivision est le deuxième album de Laurence-Anne : sa voix éthérée se superpose à la musique électro-pop, et le résultat est cosmique, ou extraterrestre, comme le dit si bien Sylvain Cormier dans sa critique pour Le Devoir. En spectacle, Laurence-Anne a une présence assumée, mais tout en douceur, que la mise en scène supporte à merveille. Le set-up est sublime et vaporeux, avec des projections sur les multiples couches de tissu léger accrochées au-dessus de la scène : l’effet rapelle les théâtres d’ombres, mais avec une profondeur 3D.


BE MTL : Je comprends que tu reviens d’une tournée des États-Unis. Comment est-ce que ça s’est passé?
Laurence-Anne : Ça s’est vraiment très bien passé. J’ai été chanceuse, en fait, d’avoir été jumelée à ce groupe-là, Se So Neon, un groupe corréen, parce que c’est quand même rare de faire une première tournée aux États-Unis et d’avoir accès à d’aussi belles salles, d’aussi grands publics. On faisait des salles d’environ 500 à 600 personnes à chaque ville. C’était vraiment… On était choyés! Et puis, ça faisait en sorte que les gens qui venaient voir, il y avait déjà cette barrière de la langue. Le fait qu’ils venaient voir un spectacle en corréen, ben ça ne leur dérangeait pas que la première partie soit en français. C’était vraiment idéal. Être en tournée, c’est beaucoup d’engagement et de temps, donc quand on arrive dans les villes, on a pas nécessairement le temps de voir ce qui se passe. C’est l’hôtel, la salle de spectacle. Mais, il y a certaines villes où on a eu le temps de s’amuser, comme à San Francisco. 


En parlant de ton album Musivision, qu’est-ce qu’il veut dire pour toi?
En fait, Musivision est un peu différent juste dans la façon dont il a été composé. Musivision me ressemble autant que le premier, mais le processus a été vraiment différent. J’ai créé des maquettes de A à Z en créant des arrangements, donc toutes mes idées d’instrumentation, de bass, de synth, les percussions… Et ça n’avait pas été le même processus pour le premier, donc on dirait qu’il y a un côté, comme si je me sentais plus attachée aux arrangements de Musivision. Après ça, en studio, tout le monde a pu ajouter sa couleur. Je trouve qu’il y a un côté qui représente vraiment bien l’idée que j’avais en tête, et qui me représente vraiment beaucoup aussi, musicalement. 

Pourquoi c’était important pour toi, de fêter le premier anniversaire de l’album?
Parce que l’album est sorti en pandémie, comme la plupart des albums de deux dernières années, et ça fait en sorte qu’on a pas eu de lancement. On a pas pu célébrer la sortie de cet album-là, alors on s’est dit, tant qu’à ça… Ça fait plusieurs mois qu’on a réfléchit à ça : on va booker la date à laquelle l’album est sorti, mais un an plus tard, et on va faire cette célébration-là qu’on aurait fait, mais en tant qu’anniversaire. Célébrer un an! C’est l’fun parce que les gens ont eu le temps d’entendre les chansons, donc de jouer ce spectacle-là devant des gens qui connaissent l’album, c’est d’autant plus magique. 

Est-ce que tu as un moment ou une anecdote qui encapsule bien l’identité de l’album?
Je crois que le moment qui défini le mieux l’album, ce serait le moment où on a décidé le titre, Musivision. C’était en studio : le moment où on enregistre l’album, c’est le plus grand souvenir de ce que c’est. En fait, Musivision, c’est arrivé parce qu’un matin je me suis levée et j’avais des petites lunettes roses teintées. Je suis arrivée et il y a Félix, qui coréalisait l’album avec moi, qui m’a dit, ah, c’est spécial tes lunettes aujourd’hui! Et on est arrivés avec le concept que c’était les lunettes de la musivision, les lunettes pour voir encore mieux la musique. Ce terme-là est resté : au début c’était une blague, mais plus on le disait, plus ça faisait du sens. C’esst devenu le concept de l’album. Tout ça est parti d’une paire de lunettes roses.


Laurence-Anne a encore quelques concerts de planifiés pour la saison estivale : visite son site Web pour en savoir plus! Et assure-toi de la suivre sur Facebook et Instagram pour te tenir au courant de ses prochains projets.

Sources :
Laurence-Anne – Site Web
Laurence-Anne – Facebook
Laurence-Anne – Instagram

Une pièce primée off-Broadway présentée au Théâtre La Licorne

C’est en 2017 que la dramaturge Dominique Morriseau a créé la pièce Pipeline, au théâtre du Lincoln Center à New York. Traduite en français par Mishka Lavigne, la pièce produite par le Black Theatre Workshop sera présentée au Théâtre La Licorne dans une mise en scène de ahdri zhina mandiela.


Pipeline raconte l’histoire de Nya, une mère célibataire, et son fils adolescent Omari. Nya est enseignante à l’école publique, mais envoit son fils à l’école privée. Celui-ci se retrouve dans l’eau chaude après un incident grave à l’école et est menacé d’expulsion. Le titre de la pièce est une référence au phénomène que les sociologues américains nomment “pipeline école-prison” : entre autres à cause de la relation de proximité que le système scolaire américain entretien avec le système judiciaire juvénile, les jeunes qui se retrouvent exclus de l’école sont plus à risque de se retrouver dans le système carcéral. Cet article de Vox explique ce cercle vicieux en détail, si le sujet t’intéresse. 


La metteuse en scène ahdri zhina mandiela a beaucoup d’espoir pour la pièce : « bien que l’histoire de pipeline se déroule dans l’état de new york, la réalité déchirante est que dominique morisseau a habilement conçu une pièce qui explore l’impact émotionnel qui accompagne une expérience mondiale que l’on a laissé se déchaîner et faire des ravages dans la diaspora noire pendant des siècles! j’espère que cette production, en appliquant son texte original anglais et une traduction française « montréalaise » très réfléchie, apportera au public local l’immédiateté, la proximité et un jeu potentiellement immersif. »


Cette première collaboration entre le Théatre La Licorne et le Black Theatre Workshop est très excitante, en particulier pour le théâtre noir en français à Montréal. Le BTW fêtait l’an dernier ses 50 ans d’existence : c’est la compagnie de théâtre dédiée aux oeuvres issues de la communauté noire, et des diasporas, la plus vieille au Canada. Basée à Montréal et opérant principalement en anglais, la compagnie cherchent plus récemment à rejoindre la communauté noire francophone également, et la pièce Pipeline offrait une occasion en or pour monter la pièce de façon bilingue. 

Pipeline est présentée dans les deux langues, par la même distribution; difficile de faire plus montréalais que ça. Les représentations en anglais commençaient le 12 avril, jusqu’au 23, alors que celles en français commencent le 26 avril, jusqu’au 8 mai. Pour réserver tes billets, c’est par ici.

Sources : 
Théatre La Licorne – Site Web
Black Theatre Workshop – Site Web
Black Theatre Workshop – Instagram

Cette nouvelle installation holographique au centre-ville de Montréal est tout-à-fait sublime

L’Art à Montréal, c’est quelque chose d’assez puissant et grandement présent, depuis toujours et pendant encore longtemps, on l’espère. Suite à notre article récent sur 5 oeuvres extérieures à voir à Montréal, on s’est dit qu’une de plus ne pouvait certainement pas faire tort. Le Jardin holographique, de l’autre côté de l’écran, c’est une installation initiée par Multicolore et sa division Matane Productions, le Collectif Escargo, la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain ainsi que le Gouvernement du Québec dans le cadre de l’initiative « J’aime travailler au centre-ville. »


Si l’on se penche un peu plus sur l’installation, on apprend que cet oasis de détente prend la forme d’un pavillon ouvert trônant au milieu d’un jardin urbain. Réalisé en collaboration avec le regroupement d’artistes Collectif Escargo, le pavillon est composé de matières miroitantes aux effets holographiques ainsi qu’un grand geste végétal fait à partir de plantes aériennes vient compléter le tout. L’espace vise à inspirer les travailleurs montréalais d’intégrer l’art et la nature dans leur quotidien au centre même du quartier des affaires.


Au fond, le jardin holographique a été mis en place afin d’agrémenter le retour au bureau des travailleurs du centre-ville et de redonner cette abondance d’effervescence et de créativité à cet endroit déjà débordant d’idées et de possibilités. Elle invite les travailleurs du centre-ville à se détendre, à se ressourcer et à faire le plein de créativité sur l’heure du midi, lors d’une pause ou entre deux réunions.

Finalement, l’installation est visible depuis le 7 mars dernier et le sera encore jusqu’au 3 juin prochain dans la Tour CIBC au centre-ville de Montréal, au 1155 boulevard René-Lévesque Ouest plus précisément, tout près de la station de métro Bonaventure.

Évade-toi vers l’inconnu avec ce tout nouveau livre de Benoit Picard

Voyager est sans aucun doute l’une des expériences les plus enrichissantes et stimulantes que l’on puisse vivre sur cette terre. Cela nous permet de découvrir de nouveaux horizons et de s’imprégner, ne serait-ce qu’un moment, d’une culture étrangère ou parfois même quelque peu familière. Que ce soit du côté de la nourriture, de la langue, des divers paysages qui nous entourent, tous semblent être sous le thème de la nouveauté.

Partir à l’étranger est aussi un moment pour faire une introspection sur sa vie et sur soi-même. Ceux-ci sont les thèmes qu’aborde l’auteur Benoit Picard, avec qui j’ai eu le plaisir de m’entretenir à l’occasion de la sortie de son tout premier livre « Aller simple pour l’inconnu ». Un roman de style chick lit qui te procura le sentiment de voyager et cela dans le confort de ton chez toi.  


Aller simple pour l’inconnu raconte l’histoire de Rosalie Bouchard, 29 ans, lassée de son quotidien et de la pression sociale que l’on impose aux femmes, décide de tout quitter pour aller parcourir le monde avec sa meilleure amie Clara. En quête de réponses, de liberté et d’absolue, Rosalie s’embarque dans une aventure remplie de rebondissements, d’imprévus, de bonheurs, d’angoisses et, bien entendu, de nouvelles rencontres, dont Liam…

Bref, un vrai voyage!

Dans le contexte de la pandémie, cet amoureux du voyage et de l’écriture, Benoit Picard, voulait mettre sur papier le sentiment d’être à l’étranger et de le partager à ses lecteurs :

« Pour moi, c’est l’évasion du quotidien et de découvrir des nouvelles choses, des nouvelles cultures, des nouvelles personnes. Voir ce qui se fait ailleurs. C’est vraiment ouvrir les horizons des lecteurs. Et ceux qui ont déjà voyagé, réussir à les faire partir et d’avoir l’impression d’être sur la route. »


Mais Benoit Picard voulait également raconter certaines réalités des voyages, c’est-à-dire les péripéties et les embuches que l’on rencontre tous à l’étranger, qui nous paraissent parfois si dramatiques et angoissants sur le moment, mais qui s’estompent avec le recul. Des histoires qui nous marquent à jamais et qui, avec le temps, nous font apprécier davantage notre expérience à l’étranger. Un côté de la médaille que l’on voit que très rarement chez nos influenceurs ou dans les médias en général, raconté ici avec humour et légèreté.

Et bien qu’Aller simple pour l’inconnu soit quelque peu basé sur ses propres expériences en voyage, Benoit Picard s’est d’abord inspiré des femmes de sa vie afin de construire des personnages féminins, réalistes et humaines : « Rosalie et Clara sont des femmes indépendantes. J’ai beaucoup de femmes fortes autour de moi, ma mère, ma belle-mère, ma conjointe. »

Quoique ce chick lit soit une œuvre dédiée principalement à un public féminin, Benoit Picard admet ne pas avoir choisi ce style délibérément, mais plutôt de s’être laissé guider par l’inspiration et ses personnages.

Et lorsque je lui ai demandé comment il avait trouvé son expérience en tant qu’homme d’écrire avec un point de vue de femme et pour des femmes, celui-ci m’a répondu : « comme Rosalie se cherche, c’est quand même des thèmes universels qui reviennent, que ce soit pour un homme ou pour une femme (…) Rosalie et Clara ont des perceptions pas toujours reluisantes des gars. Et c’est un peu un message aux gars de ma génération. Je trouve ça important qu’il y est des auteurs masculins qui osent en parler pour dire qu’il y a aussi des hommes qui pensent ça. Et j’ai ma conjointe qui l’a lu, qui m’a guidé aussi et j’ai été entouré par une équipe féminine. »


Présenté par la maison d’édition Hurtubise, ce roman est idéal pour tous ceux et celles qui désirent s’évader de sa vie de tous les jours, qui rêve de voyager à travers le monde ou qui est, tout simplement, en quête de soi-même. Aller simple pour l’inconnu est maintenant disponible dans toutes les librairies au Québec.

Tout ce que tu dois savoir sur la Société des arts technologiques (SAT)

En vivant à Montréal, on a la chance d’avoir un grand éventail de choix pour la parfaite sortie en ville. Bref, tu peux aussi bien aller au cinéma que terminer un verre à la main dans un « speakeasy » niché dans un sous-sol d’église. D’ailleurs, notre article sur les speakeasy montréalais à découvrir est juste ici!

Mais parfois, t’as juste envie d’être surpris, émerveillé ou même dérangé. Si tu aimes vivre des expériences immersives et en voir de toutes les couleurs, cet article est pour toi. Eh oui, je te fais découvrir un lieu mythique à Montréal: la Société des arts technologiques.


La SAT

Située au 1201 boulevard Saint-Laurent, la Société des arts technologiques, c’est un organisme à but non lucratif qui a vu le jour en 1996 à Montréal. C’est aussi un centre de recherche, de création, de production, de formation et même de diffusion qui se consacre au développement et à la conservation de la culture numérique.

En plus d’être un centre de diffusion, la SAT agit aussi comme centre d’artistes et laboratoire de recherche pour les créateurs.


La Satosphère

La Satosphère, c’est un énorme dôme qui forme un écran de projection sphérique sur 360°. En plus, il s’agit du premier environnement immersif permanent qui est entièrement dédié à la création artistique et aux activités de visualisation.  

Le dôme est ouvert au public et te fait vivre des expériences audiovisuelles à couper le souffle. Clairement quelque chose à voir!


L’Espace SAT

Quand je te disais que la SAT est unique en son genre, je ne t’ai pas menti! En plus d’être un lieu transdisciplinaire, l’organisme possède un espace urbain d’avant-garde pour les artistes, les organismes et les promoteurs afin de diffuser leurs projets originaux en art numérique. Des frais de location de la salle et de services s’ajoutent à cette belle offre mais crois-nous, ça en vaut vraiment la peine!


À voir à la SAT en ce moment

Cerebral Wastelands – Axel Helios – du 15 mars au 9 avril 2022

Si ce n’est pas déjà fait, tu as jusqu’au 9 avril pour vivre l’expérience audiovisuelle interactive Cerebral Wastelands. Prenant place dans la Satosphère, le spectacle offre un environnement dense teinté par la narration de l’artiste qui tente de surmonter l’anxiété, la peur et la solitude. Des sujets qui nous touchent tous à un moment ou à un autre.

« Dans ce spectre de dynamisme, on découvre des paysages architecturaux surréalistes teintés d’un flair cyberpunk ainsi que des moments d’abstraction frappants, le tout appuyé par une trame sonore qui oscille entre techno-EBM et ambient. »

De plus, tu peux même prendre le contrôle des visuels projetés dans le dôme directement avec ton téléphone cellulaire. En tout cas, moi, ça me parle tout ça!

Pour te procurer des billets, c’est ici.


Ce qui s’en vient à la SAT

La poésie des bactéries – Immersion dans l’infiniment petit – du 12 au 22 avril 2022

Du 12 au 22 avril 2022, la Satosphère présentera « La poésie des bactéries», une conférence immersive pensée par le microbiologiste Yves Brun. En projetant des visualisations dans le fameux dôme, Yves Brun te fera découvrir le monde unique et peu connu des bactéries. On le sait, elles sont partout ces bactéries. En effet, elles peuvent prendre plusieurs formes et avoir des propriétés parfois surprenantes.

Yves Brun est professeur et chercheur au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l’Université de Montréal. Dans cette expérience immersive, le chercheur te racontera l’histoire de la découverte des bactéries, leurs rôles dans la nature et chez l’être humain ainsi que l’importance de la recherche fondamentale.

En assistant à cette conférence unique en son genre, tu auras aussi la chance de découvrir le travail de l’artiste et chercheuse montréalaise Günes Hélène-Isitan. Celle-ci offre une performance colorée et poétique qui met totalement en valeur ces minuscules bactéries qui nous entourent.

Les billets sont disponibles juste ici.

Je crois que je sais ce que tu vas faire de ta prochaine sortie dans le Quartier des spectacles… En plus, je ne t’ai même pas encore parlé du Labo culinaire et du Café SAT. Mais ne t’inquiète pas, ça viendra.


Ce festival de musique sur la rive-nord sera tout simplement incroyable

La saison estivale des festivals (eille, ça rime!) s’amorce très bientôt avec le printemps qui cogne à nos portes! Un des festivals qui lance le bal de la saison 2022 se déroule en banlieue : c’est à Sainte-Thérèse, sur la rive-nord de Montréal, que le festival Santa Teresa aura lieu du 19 au 22 mai.


C’est quoi, Santa Teresa?

Le festival, qui a démarré en 2017, envahit le quartier du Vieux Sainte-Thérèse chaque année. Que ce soit sur des scènes extérieures pour des concerts gratuits, ou dans les églises et bars du quartier pour des concerts plus intimes, tu as l’embarras du choix! La salle la plus impressionnante est sans aucun doute l’église Sainte-Thérèse-d’Avila, où se déroulent les Sacrés Shows. Et le festival, ce n’est pas juste de la musique! Dans les rues du quartier, des dixaines d’activités gratuites, en plus de camions de bouffe de rue et de bars, offrent des expériences variées aux festivaliers.


La Programmation

Santa Teresa offre un mélange de groupes internationaux et d’artistes québécois, il y en a donc pour tous les goûts! Parmi les plus gros noms annoncés, on compte le groupe Jimmy Eat World, Princess Nokia et $Not, ainsi que Safia Nolin, Pierre Lapointe, Claudia Bouvette et plusieurs autres. Pour l’horaire des spectacles, c’est juste ici. Certains concerts sont gratuits, mais plusieurs sont payants : tu peux aussi acheter tes billets ici.


Autres infos importantes

À moins que le gouvernement ne fasse volte face d’ici là, cet événement ne demandera pas de passeport vaccinal! Sainte-Thérèse est accessible en transport en commun, et du stationnement gratuit est aussi disponible dans le quartier. Pour répondre à toutes tes questions, vérifie la section FAQ du festival. 

Si tu veux te hype up et avoir une idée de comment ça se passe, tu peux aussi regarder cette récapitulation de l’édition de l’an dernier!

Alors, as-tu autant hâte que nous à l’édition de cette année?

Sources :
Festival Santa Teresa
Facebook – Santa Teresa
Instagram – Santa Teresa